Mes Huiles au Quotidien

Huiles essentielles pour éloigner les araignées de la maison naturellement

Huit pattes suffisent à une araignée pour sentir qu'une odeur ne lui convient pas, et c'est exactement là-dessus que repose mon astuce maison anti-araignées à la menthe poivrée. Chez moi, dans la cuisine de mon rez-de-jardin annécien, je ne joue pas les expertes : je note simplement, huile après huile, ce qui tient éloignées les tégénaires de la buanderie sans transformer la maison en laboratoire. Et pour qui débute avec les huiles essentielles, la menthe poivrée reste probablement l'option la plus simple pour attaquer ce problème précis.

Avant d'en arriver là, j'avais tenté les sprays d'ambiance du supermarché, ceux qu'on trouve en tête de gondole avant l'automne. L'odeur synthétique restait collée aux murs de la buanderie plusieurs heures, au point que je préférais encore croiser une araignée que de respirer ça en pliant le linge. L'idée de la menthe m'est venue d'un message vocal d'Eulalie Faure, une ancienne collègue de bureau installée à Lyon depuis qu'elle est devenue maman : elle jure par la menthe poivrée pour à peu près tout, quitte à doser au pif la moitié du temps. Ce n'est pas franchement ma méthode, mais son instinct m'a mise sur la piste.

Pourquoi la menthe poivrée plutôt qu'une autre huile ?

Mon guide des huiles essentielles pour débutante m'a aidée à vérifier que la menthe poivrée ne posait pas de souci pour un usage aussi ciblé, avant de m'en servir près des cadres de fenêtres. Le menthol qu'elle contient agit comme un repoussoir pour pas mal de petits invertébrés, sans qu'il soit utile de sortir la calculette : je n'ai jamais eu besoin de connaître un pourcentage précis pour que ça marche chez moi. Ce qui compte surtout, c'est que ces bêtes, dotées de 8 pattes sensibles au sol, perçoivent une bonne partie de leur environnement par en dessous : une odeur forte à cet endroit précis les dérange plus qu'un nuage diffusé en hauteur dans la pièce.

Vaporisation d'un mélange maison à la menthe poivrée sur un encadrement de fenêtre pour repousser les araignées

Le spray maison, étape par étape

Dans un vaporisateur, je mélange quelques bonnes giclées d'huile essentielle à de l'eau tiède, avec un trait de vinaigre blanc pour que ça se lie correctement — je ne pèse rien, je regarde juste que le mélange soit assez concentré pour piquer légèrement le nez quand je vaporise. Les zones qui comptent sont toujours les mêmes chez moi : les cadres de fenêtres, le bas de la porte-fenêtre, et les recoins sombres de la buanderie où les araignées aiment se tenir. Le nez pique un peu au moment de vaporiser dans le noir, presque comme si l'air se resserrait autour du flacon, puis l'odeur retombe en quelques minutes et ne reste presque plus sur les surfaces.

Je fais toujours l'inverse d'Eulalie sur ce point précis : un coin caché du cadre en bois avant de traiter toute la surface, parce qu'une huile insuffisamment diluée peut laisser une trace grasse sur du bois brut. Avec des enfants qui traînent entre la buanderie et la cuisine, je garde aussi mes flacons hors de portée sur l'étagère du haut, et je vaporise plutôt en fin de journée, quand la pièce peut s'aérer avant le bain. Ce n'est pas une science exacte, mais une poignée de réflexes suffit à éviter le pire.

Flacon d'huile essentielle de menthe poivrée parmi les huiles utilisées pour l'astuce anti-araignées maison

Une maison totalement vidée d'araignées n'est pas forcément une bonne nouvelle

Passé un certain point, chasser chaque araignée finit par se retourner contre soi. Ce sont des prédatrices : elles mangent les moustiques, les mites et une bonne partie des petites mouches qui traînent près des plantes d'intérieur. En viser toutes, systématiquement, revient à inviter leurs proies à s'installer à leur place, ce qui n'est pas vraiment un progrès. J'utilise par ailleurs mon huile essentielle de citron pour le nettoyage ailleurs dans la maison, mais je ne la mélange jamais à ce spray : les agrumes n'aiment pas franchement la lumière du jour sur la peau, alors autant garder les deux usages bien séparés.

L'odeur s'évapore assez vite, surtout quand les premières pluies d'octobre font circuler l'air par les fenêtres qu'on ouvre en grand pour aérer. Je recharge le vaporisateur dès que l'odeur faiblit, sans en faire un rituel quotidien pour autant. Ce n'est pas la même logique qu'un diffuseur qui tourne en continu dans un salon, ici c'est un geste ponctuel, pas une brume qui remplit la pièce toute la journée. Je glisse aussi quelques gouttes du même mélange dans le sac de l'aspirateur, une astuce que j'avais détaillée en expliquant pourquoi je mets de l'huile essentielle dans l'aspirateur, histoire de parfumer les plinthes sans en faire des tonnes sur les surfaces visibles.

Fenêtre de cuisine donnant sur le jardin, zone traitée à la menthe poivrée contre les araignées

Garder l'équilibre sans revenir aux produits chimiques

En complément du spray, j'ai fini par boucher les petites fissures autour des plinthes avec un peu de mastic, ce qui limite les points d'entrée bien mieux qu'un flacon à lui seul. Le résultat de chaque essai finit noté dans mon carnet bleu, celui qui traîne près du grille-pain sur le plan de travail, avec la fenêtre du jardin communal qui laisse passer une lumière assez douce l'après-midi pour relire mes notes sans plisser les yeux.

Ça se sent dans des détails qui n'ont rien à voir avec un comptage d'araignées : les épaules moins hautes en préparant les tartines du matin, l'idée d'ouvrir la porte de la buanderie qui ne pèse plus pareil. Quand il m'arrive quand même de croiser une bestiole isolée, je la fais glisser dans un verre avec un bout de carton et je vais la relâcher dans les herbes hautes du côté des Jardins de l'Europe, au bord du lac. Les huiles essentielles restent un complément dans cette histoire, pas un miracle permanent. Je continue de boucher les fissures et de renouveler le spray, pendant que les araignées, elles, poursuivent leur vie dehors.

Je précise, comme toujours, qu'il s'agit de mon usage à la maison et de rien d'autre : je n'ai aucune formation médicale, et les huiles essentielles sont puissantes. Chez les femmes enceintes, les nourrissons ou les animaux comme les chats, très sensibles aux odeurs fortes, la prudence s'impose, et l'avis d'un pharmacien ou d'un professionnel de santé reste la meilleure boussole en cas de doute.

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